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La luminothérapie, un traitement controversé.

La luminothérapie est employée en médecine depuis le 19e siècle. Mais, disparue pendant un temps, elle ne refait surface que dans les années 1980.

Elle est, à cette époque, utilisée en psychiatrie et donne déjà d'excellents résultats dans le traitement des dépressions saisonnières. Malgré tout, elle est très controversée et reste suspecte aux yeux de nombreux scientifiques.

Il faudra finalement attendre les années 2000 pour que tout le corps médical et les psychiatres en particulier se rendent à l'évidence, la luminothérapie est extrêmement efficace.

Principe de la luminothérapie

La luminothérapie va avoir une action hormonale. En frappant la rétine, la lumière va engendrer une réponse immédiate au niveau de la glande pinéale (épiphyse), située dans le cerveau.

Le but sera de resynchroniser l'horloge biologique de l'organisme pour compenser le manque de lumière naturelle (en hiver notamment).

La mélatonine

L'épiphyse est, entre autres, chargée de synthétiser la mélatonine, dite « hormone du sommeil ». C'est elle qui régule le rythme biologique et l'ensemble des sécrétions hormonales de l'organisme.

Habituellement produite au cours de la nuit, la mélatonine joue un rôle fondamental dans l'alternance veille-sommeil. Elle est normalement sécrétée sous l'action de l'obscurité et atteint son pic de production en milieu de nuit. Elle diminue progressivement avec le retour de la lumière.

Lorsqu'elle est sécrétée à tort en pleine journée elle va entraîner des somnolences et, de façon générale, le dérèglement de sa production va entraîner toute une série de troubles, dont la dépression saisonnière.

Action de la lumière

La lumière employée en luminothérapie va intervenir en amont de la sécrétion de mélatonine. Elle va jouer sur la sérotonine (un neurotransmetteur), qui intervient dans la libération hormonale via l'épiphyse, qui est sensible à la lumière captée par la rétine.

L'inhibition de mélatonine va naturellement favoriser l'éveil, entraîner une vigilance accrue et une meilleure énergie générale.

De plus, la sérotonine va être augmentée, or elle a un rôle régulateur et antidépresseur.

Finalement, la lumière rétablit l'horloge biologique de l'organisme.

Traitement par luminothérapie : la lumière employée

La lumière utilisée en luminothérapie couvre l'ensemble du spectre lumineux solaire visible par l'être humain.

Les infrarouges aux longueurs d'onde trop courtes ou les ultraviolets aux longueurs d'onde trop importantes pour être visibles n'entrent pas dans la composition de la lumière employée en luminothérapie.

Une lampe délivrant 10 000 lux est utilisée, le lux étant l'unité d'éclairage en fonction de la surface (un lux correspond à la lumière produite par une bougie allumée placée à un mètre de distance). En réalité, des résultats positifs sont observés dès que l'intensité est supérieure à 2 000 lux, mais on a pu constater que les bénéfices étaient plus importants avec une source lumineuse plus élevée.

À titre de comparaison, un bon éclairage classique, dans un appartement, délivre 400 lux tandis que l'ensoleillement à midi en plein été atteint les 50 000 lux.

La lumière produite peut être claire ou de couleur bleue. Blanche, elle sera moins fatigante pour les yeux, la lumière bleue pouvant être dangereuse dans certains cas.

Indications thérapeutiques d'un traitement par luminothérapie

La luminothérapie se révèle extrêmement efficace pour lutter cotre les dépressions saisonnières, mais elle peut également être employée pour traiter :

  • la dépression post-partum , le fameux « baby blues » ;
  • le syndrome prémenstruel (avec fatigue, maux de tête, irritabilité et gonflement du bas-ventre notamment) ;
  • les dépressions chez les personnes âgées et les adultes (la luminothérapie permet notamment de réduire le dosage des médicaments et d'accélérer leur action) ;
  • certains cas de boulimie et d'anorexie (dans la mesure où elle réduit l'appétence pour le sucre) ;
  • les troubles du sommeil ;
  • le décalage horaire ;
  • les problèmes de peau ;
  • la fatigue chronique (à distinguer du syndrome de fatigue chronique à proprement parler, qui est une pathologie complexe que la luminothérapie ne permet pas de soigner, et pour lequel il n'existe d'ailleurs aucun traitement à ce jour) ;
  • fatigue en cas de pathologies diverses :
    • sclérose en plaques,
    • maladie de Parkinson,
    • maladie d'Alzheimer,
    • démence sénile ;
    • les alcooliques en phase de sevrage.

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