Sommaire

Ce sont généralement les membres du corps médical qui prescrivent les séances de luminothérapie. Il peut s'agir de :

  • médecins ;
  • psychiatres ;
  • neurologues ;
  • psychologues ;
  • naturopathes, par exemple.

Ces différents praticiens pourront eux-mêmes être en mesure de réaliser les séances.

Séance de luminothérapie : une approche personnalisée

La luminothérapie est une approche qui doit être personnalisée. C'est la raison pour laquelle les séances de luminothérapie peuvent varier d'une personne à une autre. Le praticien doit prendre connaissance des antécédents médicaux du patient et établir un calendrier avec le patient en fonction de la pathologie, des résultats qu'on peut en attendre et du nombre de séances à prévoir.

Toute une série de paramètres doit être prise en compte :

  • les contraintes horaires et hebdomadaires du patient ;
  • la période de l'année à laquelle il se présente (le traitement d'une dépression saisonnière sera plus long si la personne consulte en hiver) ;
  • l'éventuel port de verres de contact ou de pathologies ophtalmiques.

Déroulement d'une séance chez un professionnel

Une séance de luminothérapie chez un professionnel peut se dérouler de deux façons :

  • nu, allongé sur le dos, face à la lampe ;
  • dans une cabine, assis face à la lampe.

Dans les deux cas, les séances durent environ une demi-heure. La fréquence et la durée du traitement sont fonction de la pathologie et de son évolution. C'est le thérapeute qui peut en décider, en accord avec le patient.

Déroulement d'une séance de luminothérapie à domicile

Il est aujourd'hui très simple de faire des séances de luminothérapie chez soi.

Il faudra bien entendu se munir d'une lampe de luminothérapie de qualité, qui devra impérativement être en mesure de filtrer les infrarouges et les ultraviolets. Toutes sortes de matériels existent et il faut choisir avec attention les produits adaptés.

Durée de la séance

Le temps de la séance dépendra entièrement de l'intensité de la lampe utilisée (la durée d'exposition est inversement proportionnelle à la puissance de la lampe).

Choisir le bon moment

Il faudra adapter la séance à la pathologie.

  • Pour une dépression saisonnière, l'idéal et de commencer avant même l'apparition des premiers symptômes, dès que l'intensité lumineuse extérieure faiblit. Par ailleurs les séances seront préférentiellement réalisées le matin dès le réveil.
  • En revanche, pour les personnes qui s'endorment trop tôt et qui se réveillent en pleine nuit, la séance devra se dérouler plutôt en fin d'après-midi.

Quoi qu'il en soit, il est préférable, pour obtenir une efficacité maximale, de procéder à une séance quotidienne et à la même heure, si possible dans un cadre de détente.

Mise en place

Il suffit ensuite de s'asseoir, de placer la lampe à une cinquantaine de centimètres et d'orienter la lumière vers soi. Il n'est pas nécessaire de la regarder directement, il suffit que celle-ci éclaire dans notre direction.

  • Il est donc tout à fait possible de s'occuper pendant ce temps. On peut écrire, lire, regarder la TV, ou toute autre activité tant qu'on ne ferme pas les yeux pendant toute la séance.
  • L'avantage des séances à domicile est de permettre de reprendre les séances si les effets du traitement s'estompent au bout de quelque temps.

À noter que les simulateurs d'aube permettent de maintenir un peu plus durablement les effets positifs des séances de luminothérapie.

Effets secondaires de la luminothérapie

La luminothérapie est susceptible d'engendrer un certain nombre d'effets secondaires en cas d'exposition prolongée. Des effets secondaires peuvent également apparaître lors des premières séances pour disparaître d'eux-mêmes par la suite. Les principaux sont :

  • les maux de tête ;
  • l'irritabilité ;
  • une irritation oculaire ;
  • une insomnie, notamment lorsqu'on débute le traitement et qu'on est mal réglé.

Dans ces cas-là, il faut essayer de s'éloigner de l'appareil, ce qui règle généralement le problème. En revanche, si les symptômes persistent, il est impératif de consulter un médecin.

Contre-indications à la luminothérapie

Les contre-indications à la luminothérapie sont nombreuses, c'est pourquoi un avis médical et ophtalmologique est recommandé avant l'usage d'une lampe de luminothérapie. Il faudra absolument éviter de pratiquer de la luminothérapie dans différentes situations.

La prise d'un traitement médicamenteux photosensibilisant

De nombreux médicaments sont responsables de réactions de photosensibilisations, allant du simple coup de soleil à des réactions dermatologiques si graves qu'elles nécessitent une hospitalisation. Si vous êtes sous traitement, vérifiez avec votre médecin ou votre pharmacien si celui-ci est photosensibilisant avant de débuter des séances de luminothérapie.

Voici une liste des familles de médicaments souvent responsables de photosensibilisation :

  • certains antibiotiques (cyclines, sulfamides, quinolones…) ;
  • certains anti-inflammatoires (qu'ils soient pris par voie orale ou en application sur la peau, comme les profènes) ;
  • certains neuroleptiques et antiépileptiques (phénothiazines, carbamazépine) ;
  • certains médicaments pour le cœur, l'acné, et même certains collyres...

La liste est très longue, il faut donc bien lire les notices de vos médicaments et demander l'avis des professionnels de santé.

Certaines maladies psychiatriques

Plusieurs maladies psychiatriques sont également incompatibles avec la luminothérapie :

  • bipolarité (autrefois nommée psychose maniaco-dépressive), car le risque de déclencher un état maniaque est élevé ;
  • autisme ;
  • paranoïa ;
  • hystérie ;
  • TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ;
  • schizophrénie ;
  • maladies ophtalmiques :
    • DMA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) ;
    • cataracte ;
    • conjonctivite ;
    • glaucome ;
    • herpès ;
    • lésions rétiniennes ;
    • orgelet ;
    • rétinopathie ;
    • uvéite.

Prescription de vitamine D et luminothérapie : compatibles ?

C'est grâce aux ultra-violets de type B (UVB) du soleil que notre peau fabrique plus de 80 % de nos besoins en vitamine D. Les lampes de luminothérapie certifiées médicales ne produisent pas d'UV, ni d'infrarouge (IR), on ne produit donc pas de vitamine D si on s'expose à ces lampes.

Les lampes de luminothérapie qui ne sont PAS certifiées médicales, produisent des UVB à de très faibles doses, selon les normes en vigueur. La quantité de vitamine D fabriquée est anecdotique et ne permettrait certainement pas d'atteindre des doses toxiques en cas d'association à une complémentation orale de vitamine D : les surdosages de cette vitamine sont très rares.

Quand un médecin vous prescrit de la vitamine D, il le fait suite à une prise de sang et suit régulièrement ce taux de vitamine grâce à d'autres prises de sang. En prescrivant de la vitamine D, le médecin ne dit pas d'éviter de marcher au soleil dans la rue ou d'arrêter de manger du poisson gras parce qu'il y a un risque de surdosage avec le traitement. C'est exactement la même chose avec ces lampes de luminothérapie non certifiées médicales.

La vitamine D peut donc être prise pendant des séances de luminothérapie. Il est conseillé de pratiquer ses séances avec des lampes certifiées médicales et de poursuivre la surveillance de son taux de vitamine D normalement avec son médecin.